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N° 6 Décembre 2003 |
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La lettre des TIC (SIM en comorien) aux COMORES |
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SOMMET MONDIAL
SUR LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION (SMSI): Quel
bilan de la 1ère phase §
COMMISSION DE VÉRIFICATION
DES COMPTES : sonnette
d’alarme §
NOM DE
DOMAINE POUR MAYOTTE : l’île
comorienne disposerait d’un nom de domaine ? |
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Une participation imposante :
11 000 délégués de 175 pays, 663 organisations non gouvernementales
(ONG), 111 entreprises privées et 72 organisations internationales, 40
chefs d’Etat dont celui des Comores. 3 journées de travaux, du 10 au 12
décembre 2003. Sous ce prisme on peut parler de succès. Mais qu’en
est-il du contenu ? Plusieurs observations
s’imposent. Les interventions des Chefs d’Etat furent générales,
discours limités au domaine des principes, ce qui a provoqué de la
lassitude chez les milliers de journalistes contraints de « subir »
quelques 27 heures de discours similaires. Ce phénomène reflète une
insuffisance de préparation du Sud pauvre incapable de sensibiliser et de
formuler des préoccupations concrètes et une résistance du Nord riche
qui ne veut pas mettre la main à la poche. D’un autre coté force est
de souligner que dans ce genre de messe internationale, les décisions
sont prises en amont. La déclaration de principe et le plan d’action étaient
déjà adoptés dans des séances de préparation subissant le jeu des
influences des groupes et donnant lieu à toutes sortes de marchandages.
Les enjeux de pouvoir liés au SIM (TIC) deviennent de plus en plus considérables.
Il convient néanmoins de retenir que sur l’initiative du Sénégal,
l’Afrique est parvenue à faire adopter le principe d’un Fonds de
solidarité numérique. Autant le souligner sans fards :
les perspectives ouvertes par la 1ère phase du SMSI sont loin
du compte, la « fracture numérique », traduction sur le
terrain des SIM, du « gouffre » qui sépare riches du Nord et
pauvres du Sud demeure toujours dans la sphère des bonnes intentions, des
déclarations de principe. On mesure d’autant mieux l’opportunité de
la « déclaration alternative » diffusée par plusieurs
ONG en marge du SMSI, déclaration qui dénonce le fait que « l'information
et les connaissances sont transformées en marchandises privées qui
peuvent être contrôlées, achetées et vendues comme des matières premières »
elle aurait du s’accompagner d’un appel aux pays du Sud à se prendre
par la main pour affronter les défis du millénaire. Aux Comores on
attend que les engagements publiquement contractés par le Chef de
l’Etat (voir BASIM N°5) soient suivis d’effet, qu’un calendrier
d’application des mesures d’exonération des produits et d’élargissement
de la bande passante soit rendu publique et respecté. Maintenant que la
distribution de l’énergie semble résolue, tout au moins à Ngazidja,
les SIM peuvent se déployer si la volonté politique exprimée est suivie
d’effet. <Haut> |
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La
CVC
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@snpt.km :
quelle politique ?La SNPT semble vouloir pousser les internautes
à opter pour des adresses électroniques étrangères. Acquérir une
adresse électronique sur le serveur de la SNPT est soumis à une
contrainte absolue : il faut avoir une ligne de téléphone fixe.
Deuxième difficulté le prix :
plus de 3000 KMF par adresse tous les deux mois, cela sans compter le prix
des communications. On comprend donc que la plupart des internautes optent
pour des adresses gratuites via le site d’un prestataire de services étranger.
Le problème, car problème il y a, c’est que ce phénomène contribue
sensiblement à la multiplication des bouchons sur Internet. Avec une adresse SNPT, le traitement « front-office »
du courrier se passe dans le cadre du réseau national entre le poste de
l’internaute et le serveur de la SNPT. Tandis qu’avec une autre adresse, il faut
absolument être connecté au réseau international pour lire ou expédier
un courrier. Quand on sait que les temps de connexion de la plupart des
internautes est principalement consacrés au courrier, on mesure la charge
qui en découle. Le nombre de surfeurs croît exponentiellement,
augmentant les files d’attentes sans aucune nécessité. En rendant les adresses SNPT plus facile
d’accès, on permettrait aux internautes comoriens de naviguer plus
facilement, de découvrir les possibilités de se renseigner, de se
former, de nouer des liens, etc. Il s’agit d’un choix politique dont la dimension stratégique est évidente. Puisse cette suggestion d’une réévaluation de la situation être entendue par notre Opérateur Stratégique. |
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NOM DE DOMAINE POUR MAYOTTE ?Fausse
rumeur ou réalité ? En tout cas certains parlent de l’attribution
à MAYOTTE d’un nom de domaine, YT semble-t-il et jusqu’ici aucune réaction
officielle n’est intervenue pour clarifier la situation. Rappelons
que France Télécoms a échoué dans sa tentative de faire attribuer à
l’île comorienne un code pays. L’Union Internationale des Télécommunications,
un organisme spécialisé du système des Nations Unies, s’en est
toujours tenue aux résolutions de l’ONU sur l’Indépendance des
Comores et sur le règlement de la question de l’île comorienne
MAYOTTE. Cette île utilise donc le code 269 et le digit 6 (tous les numéros
de téléphone à MAYOTTE commencent par 6). France Télécoms considérerait
que le code 269 est partagé par la France et les Comores et réclamerait
des droits sur notre code pays. Apparemment la société française ignore
la législation internationale et fonde ses prétentions sur le fait
accompli et la loi du plus fort. La
question est de savoir si ce qui n’a pas été obtenu en matière de
code pays va l’être en matière de nom de domaine. Il y a plusieurs catégories
de nom de domaine : des codes correspondant à des sphères
d’activité et qui reflètent le début d’Internet, exemple ..ORG,
.COM, etc, et des codes attribués à chaque pays exemple KM, FR, MG, etc.
Et si c’est le cas, comment vont réagir les officiels comoriens et
comment l’UIT justifie-t-elle son revirement ? Cette
nouvelle péripétie interpelle le pays : il ne faut pas abandonner
la gestion de l’Internet aux autres, il faut prendre possession de notre
nom de domaine et commencer à l’exploiter, il faut doter le pays
d’une véritable stratégie SIM pour éviter la marginalisation. <Haut>
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